| Nous aborderons le thème des crèches en Valais: il est composé de trois volets: les crèches autrrfois, aujourd'hui et demain....
Autrefois les pouponnières… Le cas du Valais. C’est une femme d’origine bâloise, Rose-Marie Zingg qui crée à Sion, en 1929 la Pouponnière valaisanne. Devenue elle-même orpheline à l’âge de 3 ans, elle est particulièrement touchée par le sort réservé aux mères de familles nombreuses, aux mères célibataires et à leurs petits. Très vite, la demande dépasse l’offre et elle se retrouve avec une insuffisance de lits et un manque d’argent qui va devenir chronique… Après avoir changé de lieu à plusieurs reprises, la Pouponnière établit définitivement ses quartiers dans les locaux de l’ancien hôpital, sous le même toit que le Conservatoire. Mais contrairement à ce dernier, qui jouit de la gratuité de la location et du chauffage, Rose-Marie Zingg doit verser à la commune de Sion, un loyer de Fr. 7480.— et aux Services Industriels de la capitale, une somme annuelle de Fr. 12'000.— pour l’eau et l’électricité ! Pourtant, la Pouponnière valaisanne fait œuvre d’utilité publique, puisqu’elle prend en charge les enfants depuis leur naissance, jusqu’à l’âge de l’entrée à l’école… Dès 1952, elle fait même office de première garderie de la ville de Sion.
La Pouponnière valaisanne fermera ses portes en 1972, mais son histoire illustre bien le désintérêt des politiciens pour tous les problèmes liés à la prise en charge de la petite enfance. « l’Etat n’est jamais intervenu financièrement, sinon par quelques dons de la Loterie romande ou de la dîme sur l’alcool » dit le rapport de gestion du Conseil d’Etat de 1945. C’est vrai qu’il n’y avait, à cette époque, pas de femmes en politique… Kinderkrippen im letzten Jahrhundert… Der „Fall“ Wallis. Frau Rose-Marie Zingg, eine Baslerin, gründete um 1929 in Sion das erste Säuglingsheim des Wallis . Im Alter von 3 Jahren wurde sie selber Waisenkind und fühlte sich deshalb sehr betroffen durch das Schicksal der Mütter mit zahlreichen Kindern und ledigen Müttern und deren Kinder. Schnell übersteigt die Anfrage die Anzahl der vorhandenen Plätze. Es kommt zu chronischem Mangel an Kinderbetten und finanziellen Mitteln...
Nach mehrmaligem zügeln installierte sich die Krippe schlussendlich im alten Spital, unter dem gleichen Dach wie das Konservatorium. Doch im Gegensatz zu den Letzteren musste Rose-Marie Zingg Miete (7`480.-), Elektrizität und Wasser (12`000.-) bezahlen! , und das obwohl ihre Institution Öffentlichkeitsarbeit leistete und Kinder ab Geburt bis zum Schulalter aufnahm...Seit 1952 wurde sie die erste offizielle Krippe der Stadt Sion. 1972 schloss sie definitiv ihre Türen. Diese Geschichte illustriert leider nur zu gut das totale „Desinteresse“ der Politiker an allen Problemen die mit Kleinkindern in Zusammenhang stehen!
Im Bericht über das Haushalten des Staatsrates von 1945 steht: „ ...der Staat Wallis gab nie welche finanziellen Unterstützungen, ausser einige Spenden der „Loterie Romande“ oder Alkoholsteuern...“. Damals war halt noch keine Frau in der Politik tätig... Aujourd’hui en Valais… « Le canton participe au financement des réseaux d’accueil qu’il a dûment autorisés, sur la base d’un contrat de prestations et jusqu’à concurrence de 30% au maximum des salaires et du matériel éducatif ». C’est sur cette base législative (Loi en faveur de la jeunesse) que le canton du Valais a donné, depuis quelque temps, une certaine impulsion à la création de lieux d’accueil pour la petite enfance. Murmeli ou Soleil bleu, Galopins et Moussaillons, Ribambelle et Naftaline, Tonkinelle ou Croquelune ; le Valais compte aujourd’hui une soixantaine de crèches, nurseries, garderies, halte-jeux ou jardins d’enfants. C’est bien. Mais ce n’est pas encore assez ! Un peu partout, les listes d’attente s’allongent… Malgré les promesses de la loi, l’avenir ne s’annonce pas franchement rose pour les crèches. Il faut savoir en effet que lors des discussions sur le budget, les députés ont, de manière parfaitement illégale, réduit les subventions aux communes, qui passent de 30% à 25% seulement. Il faut savoir aussi que, confrontées à des difficultés financières, certaines communes n’hésitent pas à considérer ces lieux d’accueil pour enfants, comme du superflu… Rien n’est donc encore acquis dans le domaine ! Heute im Wallis… „Der Kanton unterstützt die Finanzierung der Aufnahmestellen, zu denen er die Bewilligung gab, und zwar auf Basis eines Subventionsvertrages mit höchstens 30% der Kosten von Löhnen und Erziehungsmaterial „. Auf dieser gesetzlichen Basis ( Gesetz zu Gunsten der Jugend – seit Mai 2000 ) gibt der Staat Wallis seit einiger Zeit Impulse zur Kreation von Stellen und Plätzen für Kleinkinder. Murmeli – Soleil bleu – Galopins et Moussaillons – Ribambelle - usw. Das Wallis zählt heute ungefähr 60 Strukturen : Krippen , Kinderhorste, Spielgruppen, Kindergärten. Das ist schön. Aber bei Weitem noch nicht genug ! Überall werden die Wartelisten immer länger...
Das Gesetz verspricht einiges, trotzdem sieht die Zukunft der Krippen nicht sehr rosig aus. Man muss wissen, dass der Grossrat Illegalerweise die Subventionen an die Gemeinden von 30% auf 25% reduzierte. Und Gemeinden mit finanziellen Schwierigkeiten zögern nicht, diese Strukturen als überflüssig anzusehen... Noch nichts ist gewonnen in diesem Bereich !
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